Les crocs de la Cabale

, par  Didie, MiKaël Navarro , popularité : 97%

Traqués !

- 13 décembre 2017 vers 14h, nous retrouvons nos runners acculées au fond d’un tunnel sur la voie ferrée menant à Faulquemont ; frigorifiés, épuisés, ils prennent du repos à l’abris de la pluie.

À l’extérieur, le vrombissement des hélicoptères de la Garde qui semble les pourchasser depuis leur départ de Forbach y-a 3h maintenant.
Weseal, accoudé sur la paroi du tunnel saisie un antique Blu-ray de son sac. C’est les preuves que Schrotter leur a fourni sur le lieu de détention de Leoni et des autres…

- À l’abris, tous prennent un peu de repos, mais une odeur infecte qui les prend à la gorge et leur remue l’estomac indique qu’ils ne sont pas seuls.
Lais s’avança et découvre un sol jonché d’ossements et de cadavres de petits animaux – rats, écureuils, mulots, taupes, chats – et même une vache, dont les restes pourrissent, grouillants de vers.
Au milieu, une enveloppe de peau pigmentée de quelques poils blancs, d’environ d’1m de long, évoquant la forme d’une belette ou d’une hermine.
Curieusement, aucun ver ou mouche ne s’est attaqué à cette « peau », et pour cause : les compteurs Geiger indiquent que son degré d’irradiation est extrêmement important.

Puis, un bruit… Weasel arrose le fond du tunnel de son Beretta, Lais ajuste sa vision nocturne et découvre que l’hermine bulldog est encore là !

- 13 décembre 2017 vers 17h : Courir, encore et toujours. Les décombres de Faulquemont, ne sont pas très loin. La fatigue tire sur les jambes et les combinaisons antirads sont de plus en plus difficiles à supporter.

L’antique voie ferrée débouche sur ce que nos runners ont appris à craindre depuis le début de cette journée interminable : un vaste espace dégagé.
Des champs à l’abandon dont la monotonie n’est brisé que par un antique tracteur - épouvantail d’un monde oublié. Sur le côté des ruines, protectrices, mais qui peuvent abriter d’autres dangers ?
De nouveau des bruits d’hélicoptères, la décision est prise, tout droit le plus vite possible pour se mettre à l’abris des bois !

- 13 décembre 2017 vers 18h, peu avant la nuit, la voie ferrée longe les berges d’un petit lac aux alentours de Pontpierre.
À l’extrémité, devant eux, une vieille papeterie abandonnée depuis longtemps projette son reflet sur les eaux sombres.
La végétation aux abords directs du lac semble noircie, comme morte.
Nos runners aperçoivent alors des remous étranges sur les eaux lisses du lac…

Soudain un gigantesque poulpe de boue et de déchets, attaque et barre le passage vers la papeterie.
Weasel décide d’accrocher son roto-drone pour esquiver la bête par les airs, évitant de justesse un tentacule. Nos autres runners restent empêtrés ! Theseus taille dans le lard, mais rien ne semble entamer la bête, Lais manque de se noyer, engloutie… jusqu’à ce qu’un hélicoptère approche, détournant l’attention. Nos runners en profitent pour fuir…

Le relais matriciel

- Une éclaircie passagère laisse filtrer la lumière de la lune sur le paysage désolé qui se dresse devant nos runners.
Avec un peu de hauteur, ils repèrent leur destination, avec un quelque chose d’irréel.
Ici, les stigmates de la folie humaine sont récents : un cercle de destruction, dont le centre devait abriter l’arcologie ESUS, balafre les ruines de Faulquemont. Le compteur Geiger s’affole : cette plaie ne cicatrisera jamais.
La partie la plus éloignée de l’explosion, bien que moins exposée, en a quand même subi les conséquences : des bâtiments effondrés, des rues affaissées, la rivière a changé le cours de son lit et sinue à présent à travers la ville. Ça et là, les restes des tours de la cité s’élèvent à travers une étrange brume verdâtre.

D’après Schrotter, le mini-bloc ESUS, doit se trouver près de l’ancienne voie ferroviaire, au sud de l’épicentre de l’explosion. Réajustant leurs combinaisons antirads, priant pour que celles-ci fonctionnent correctement, ils s’élancent vers le relais matriciel tant convoité.

- À travers les ruines de Faulquemont, à la recherche du mini-bloc, sous leurs pas,
l’herbe noir produit un crissement étrange, comme des insectes écrasés. Une chape de brouillard verdâtre semble sortir du sol. Les ruines des bâtiments, les carcasses de véhicules, la végétation, les gravats et détritus semblent avoir fusionné en une
sculpture surréaliste et intemporelle. Toutes ces silhouettes ont quelque chose de déformé, de différent, à la fois familier et perverti. Malgré les masques à gaz, ça sent la mort, là tout autour.

- Les rails du chemin de fer passent non loin d’une installation inachevée qui paraît moins ancienne. Une grue dont le métal a fondu, sans doute sous l’effet du souffle, forme désormais une sorte de gigantesque main griffue.
En approchant, du mouvement ! Les amplificateur de vision de Lais font le point sur la silhouette d’un cadavre, empalé par la tête.
Autour, deux caricatures d’êtres humains se tiennent accroupis et semblent se nourrir de l’abdomen du cadavre.
Nos runners, décident de contourner les lieux… le coin est envahi de carnis comme les radeux les appels !

- 13 décembre 2017 vers 20h, finalement, le mini-bloc ESUS se dresse devant les runners, tel un phare au cœur d’une tempête de radiations.
Il s’agit d’un vulgaire cube de béton armé noir, de la taille d’une maison de plein pied, ceint d’un grillage. Reste à pénétrer à l’intérieur…

- Weasel et Lais se coordonnent alors pour neutraliser les caméras de surveillance, l’idée est de forcer l’entrée principale. Et c’est Theseus qui passera le premier, par le sas de décontamination, avec le soutien de l’esprit renard d’Irshma. L’opposition ne résista pas très longtemps.

- À l’intérieur, ils découvrent le technicien responsable du site et un scientifique recroquevillés dans une sorte de laboratoire de recherche. Sur la table, une goule en cours de dissection.
Du côté de l’entrepôt, une autre goule enfermée dans une cage, et à côté une femme, une scientifique, enfermée elle aussi ? Par prudence, Lais décide de les laisser enfermés, et SpeedGhost, elle, prépare un step-van GMC Bulldog découvert dans le garage. À l’extérieur des bruits retentissent, on frappe sur la porte du garage… ?!

- Weasel, Theseus et Irshma contactent Soprano avec l’aide du technicien depuis la salle de surveillance. Ils font leur rapport sur leur dernières découvertes et sur leurs mystérieux poursuivants…
Soprano ne se montre pas surpris, « C’était prévisible », et leur indique qu’ils doivent rejoindre Montigny-lès-Metz, où siège les troupes participantes aux Rad Wars. Plus exactement, ils ont rendez-vous avec l’officier Delcourt au niveau d’une ancienne station service, à l’intersection de l’A4 et de l’A314 à 4h du matin.

- Chargé de nouvelles provisions, de munitions,… sur les chapeaux de roues, SpeedGhost fonce à l’extérieur en direction de l’A4 avec toute l’équipe à bord, écrasant ça et là des goules affamées.

Total wars

- 14 décembre 2017 à 4h du matin, au point de rendez-vous, sur le parking de la station jonchée de carcasses de véhicules (dont certaines contiennent encore les restes de leurs propriétaires) deux hommes attendent près d’une jeep, l’un d’eux est visiblement un officier.

SpeedGhost approche le van, Weasel et Lais engagent la conversation… L’officier, très curieux, requiert un maximum d’information et demande à ce qu’on lui donne les documents découverts… Mais cela est louche pour SpeedGhost
Puis une explosion retentit. C’était un piège !

Nos runners sont maintenant au beau milieu d’une embuscade, des hélicoptères apparaissent et 2 drones Steel Lynx armées de mitrailleuses foncent sur eux !
Profitant de la diversion, les deux hommes se replis avec leur jeep.
Via une manœuvre des plus hasardeuses SpeedGhost essayent de les en empêcher (avec Theseus accroché à l’extérieur du van) : en vain.
Weasel envoi son roto-drone ralentir les deux Steel Lynx ; du temps, Lais ajuste un tir de son fusil de précision Springfield sur la jeep pour essayer d’atteindre les pneus, dans le mille !

Mais c’était sans compter sur les 2 mitrailleuses Ultimax HMG-2 et l’autocanons Yakusoku MRL des hélicos qui atteignent le step-van et manque de détruire le roto-drone de Weasel. La retraite est lancée…

- Lancé sur l’A314 notre équipe rencontre enfin le vrai Delcourt ainsi qu’une dizaine hommes qui mettent en déroute leurs assaillants.

Après s’être excusé pour son retard – un contrôle administratif surprise – et les conséquences qu’il a entraînées, il fournit aux runners des uniformes de l’armée française des Rad Wars et les invite à le suivre au campement…

- Nous quittons nos compagnons, à l’arrière d’un camion, meurtris laissant derrière eux la carcasse fumante du step-van mais soulagés d’être enfin en sécurité…